Charogne
L’AMBULANCE
La sirène de l’ambulanceRésonne à nouveau, tango fantomatique. Tu dors, électrisé. Je veille, électrique.Mais la sirène s’en balance, Emplit ta chambre de son immonde cancan. Ton visage se ferme, serein, Profite de l’endorphine, dear, Je m’allongerai plus tard au creux de tes reinsDès que j’aurai compris ce qu’elle veut me dire.A Clichy, toujours un tombeau attend, vacant. L’ambulance ne donne pas cherDes pauvres hères qu’elle emmène, M’empêche de te rejoindre là où tu erresEt à la paranoïa elle m’amène. Tu ne vois pas pourquoi j’écouteLe chant des sirènes comme ça, Mais c’est que, mon amour, soudain je me douteQu’un jour, c’est bien pour toi qu’il retentira. (Mai 2011. Crédit photo : Sash par LiquidScience, set “Sleep away camp” sur Zivity.com)

L’AMBULANCE

La sirène de l’ambulance
Résonne à nouveau, tango fantomatique.
Tu dors, électrisé. Je veille, électrique.
Mais la sirène s’en balance,
Emplit ta chambre de son immonde cancan.

Ton visage se ferme, serein,
Profite de l’endorphine, dear,
Je m’allongerai plus tard au creux de tes reins
Dès que j’aurai compris ce qu’elle veut me dire.
A Clichy, toujours un tombeau attend, vacant.

L’ambulance ne donne pas cher
Des pauvres hères qu’elle emmène,
M’empêche de te rejoindre là où tu erres
Et à la paranoïa elle m’amène.

Tu ne vois pas pourquoi j’écoute
Le chant des sirènes comme ça,
Mais c’est que, mon amour, soudain je me doute
Qu’un jour, c’est bien pour toi qu’il retentira.

(Mai 2011. Crédit photo : Sash par LiquidScience, set “Sleep away camp” sur Zivity.com)